28.02.2012
La Pompignane - Julie de Stoutz aime et fait aimer la musique aux seniors -
« En fait, c'est comme pour tout, il faut un diplôme ! ». Et ce précieux sésame, Julie de Stoutz, anciennement animatrice à la maison de retraite Korian à La Pompignane, l'a obtenu. C'est là qu'elle occupe sa nouvelle fonction de musicothérapeute, après deux ans passés sur les bancs de Paul-Valéry, Historiquement, il s'agit de la première université à dispenser cet enseignement, depuis 30 ans.
Julie est également déléguée régionale de la Fédération française de musicothérapie, créée il y a cinq ans et qui se met en place, petit à petit, à l'aide de conférences et d'un comité qui travaille à la reconnaissance du métier.
C'est donc suite au renouvellement, en 2010, de la convention entre l'Agence régionale de santé, et la maison de retraite Korian-La Pompignane, qu'un poste de musicothérapeute a été demandé et obtenu. Il s'agit toujours, au départ, d'une prescription du médecin coordinateur en charge des résidants. Un bilan est alors réalisé, portant sur les capacités motrices et la possibilité de parler.
Le but de cette activité ludique et thérapeutique ? Lutter contre l'apathie, les troubles cognitifs, communiquer, se resocialiser. Certaines résidantes, aux dires de Julie, se sont d'ailleurs découvert, après quelques séances un goût prononcé pour la création musicale. L'une d'elles a pu mettre en musique ses poèmes. Telle autre, qui était en fauteuil roulant, a enjambé un beau matin la barrière de son lit médicalisé pour se rendre à la salle de musicothérapie. « Elle s'est remise en chemin » se souvient Julie. Belles retrouvailles avec une confiance en soi, perdue au fil des années, de la mémoire qui flanche. Et pour ceux qui ne peuvent marcher ni parler, Julie a mis en place un accompagnement musico-sensoriel, à base de chansons, de pantomimes, et d'un toucher empathique autre que celui de la toilette ou des soins "Car la musique a cela de magique qu'elle ne fait pas appel au raisonnement. On peut très bien ne plus connaître son nom de famille, et se souvenir très bien de la chanson que nous avons appris, petit, en colonie de vacances !".
Selon le but recherché, il est possible de stimuler la créativité ou, au contraire, de calmer l'anxiété et l'agitation. Parmi les instruments utilisés, différentes sortes de percussions, des tambours, des balafons ou des xylophones "Parce qu'il y a moins de possibilité de dissonance qu'avec une guitare ou un clavier, c'est tout de suite ludique"
Julie intervient également dans les cantous, ces unités protégées pour personnes âgées dépendantes, qui seraient perdues dans les immenses salons ou salle de réfectoire du rez-de-chaussée. "On travaille la respiration, les articulations, un peu de chorale". Et elle termine avec son si joli sourire qui a dû faire craquer plus d'un papé... "Moi ça me fait du bien, alors j'ai toujours voulu trouver comment je pouvais faire du bien aux autres avec ça !".
10:59 Écrit par montpellierlesaubeslapompignane dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23.01.2012
Julie de Soutz chante et surtout enchante
La Pompignane - La musicothérapeute a ravi les résidants de la maison de retraite
On l’avait connue animatrice à la maison de retraite Korian, puis musicothérapeute : on a pu découvrir son talent de chanteuse. Elle, c’est Julie de Soutz, accompagnée, pour sa prestation, par un ami guitariste, Blanc-Sec de son petit nom.
En ce début d’après-midi ensoleillée, les seniors et leurs proches étaient nombreux à s’être réunis dans la grande salle pour s’en mettre plein les mirettes et les esgourdes. Et Julie de mettre son public en condition, en entonnant un Il est cinq heures, Paris s'éveille entraînant. Ecrite par Jacques Lanzmann, compagnon de route de Jacques Dutronc, en avril 1968 au terme d’une nuit blanche, elle est inspirée par les petits peuples de l’aube de la capitale. Suivront Elisa de Gainsbourg, et un plus classique Les filles de mon pays d’Enrico Macias, repris en chœur.
Malicieuse, Julie propose ensuite un test de mémoire à partir d’un air fredonné par elle et dont il faut retrouver le titre "Car je sais que vous aimez bien jouer" ajoute-t-elle, l’œil qui frise. Les réponses fusent, beaucoup se prennent au jeu. Julie tient son public en haleine pendant vingt bonnes minutes.
Car s’il est facile de deviner qu’il s’agit de Un petit poisson, un petit oiseau de Juliette Greco, il est plus malaisé de reconnaître Les jolies colonies de vacances de Pierre Perret...
Mais bientôt le printemps revient avec A bicyclette, popularisée et modifiée par Yves Montand, qui était au départ La mitraillette, écrite par l'iconoclaste Jacques Le Glou, et issue du disque Pour en finir avec le travail, recueil de chansons du prolétariat révolutionnaire.
Il faisait bon écouter ces airs connus, bercé par la chaude voix de Julie, à la maison de retraite Korian ! Les applaudissements, nourris et chaleureux, soulignèrent la qualité de la prestation.
21:25 Écrit par montpellierlesaubeslapompignane dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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