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10.05.2012

Un filage « Al dente » pour les élèves de l'atelier théâtre à Joffre

Filer une pièce, c'est dire tout son texte sans aucune variation notable de la hauteur de parole. Cela permet, d'une part, de savoir si les comédiens savent bien leur texte, et d'autre part de savoir ce que cela donnera, après moultes angoisses, cafouillages et autres répétions, pour le public. Car une fois le texte su, le plus difficile reste à faire, c'est à dire mettre les émotions justes, l'énergie, la respiration, ce qui fait l'âme d'une représentation.

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Et c'est donc jour de filage pour les vingt comédiens en herbe de l'atelier théâtre au Collège Joffre, animé par Sandra Bongiardino, qui est également professeur de français au Collège. Les élèves de l'atelier ne sont pas ceux qu'elle voit habituellement en cours toute l'année, mais elle précise « Dès que j'ouvre les inscriptions en début d'année, c'est la ruée, d'ailleurs je regrette bien de ne pas pouvoir répondre à toutes les demandes ». Elle est aidée pour la mise en scène par Isabelle L'Hermitte Delaplace, dramaturge.

Quand Sandra est arrivée il y trois ans au Collège, elle a repris l'atelier théâtre à la demande du Foyer socio-éducatif, et a bénéficié du financement de vingt heures d'intervention. Cette année, seulement 10 heures ont été octroyées, restriction des crédits oblige...Une subvention du Conseil Général a été sollicitée et refusée. Mais portée par le désir des ados, Sandra a pris sur son temps propre pour leur permettre de s'exprimer sur scène, une heure et demie par semaine.

Le théâtre de Villeneuve lès Maguelone est aussi partie prenante dans l'histoire, suite à une longue habitude de collaboration avec l'atelier de Joffre, il héberge d'ailleurs une des deux représentations prévues.

Le théâtre des 13 Vents a également joué le jeu, hébergeant l'atelier alors que la salle du Collège était en travaux et prêtant les costumes. Le son et la lumière sont d'Olivier Modol. Toute cette synergie de bonnes volontés a permis cette création intitulée « Les femmes d'ombre » puisqu'il est question ici de femmes meurtries, sacrifiées, et dans le droit fil de la citation de Lacan : «L'amour, consiste à offrir quelque chose qu'on n'a pas, à quelqu'un qui n'en veut pas ».

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Les comédiens ont donc planché (si l'on ose dire)  sur une belle sélection de textes tragiques : Euripide, Corneille, Shakespeare. Entre chaque scène classique, et c'est tout le sel de l'affaire, s'intercalent des scènes réécrites au goût du jour par Sandra, mais d'après les idées originales des acteurs. Version mafieuse pour le sacrifice d'Iphigénie par son père, version « urbains sensibles » pour le célèbre dialogue entre Camille et son frère Horace sur le thème : « Rome, unique objet de mon ressentiment », et enfin style fin de fête trop arrosée pour le jaloux Othello et sa pourtant fidèle Desdémone. Tout cela vous a une fraîcheur décapante du tonnerre de Zeus par la grâce de ces jeunes gens, qui revisitent à toute berzingue ces ors un peu poussiéreux du répertoire.

 « Les femmes d'ombre », au théâtre de Villeneuve lès Maguelone le 1er juin à 19h, entrée gratuite, et Salle Louis Lumière du Collège Joffre le 04 juin à 17 heures

21:31 Écrit par montpellierlesaubeslapompignane dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

22.02.2012

La Pompignane - Les élèves de CE2 de Jean Zay planchent sur les zones humides -

« Papa, regarde une montagne a poussé ! »

« Mais non, fiston, ce n'est pas une montagne ce sont des détritus »...

Ainsi fusaient les répliques entre élèves de la classe de CE2 de la classe de Claudine Boussaha à Jean-Zay. Une animations qui a eu lieu dans le cadre de la journée mondiale des zones humides, organisée par Isabeau Marqué, salariée de l'association Mohicans, sise sur le quartier des Aubes. Celle-ci a proposé deux après-midi d'actions éducatives et de sensibilisation.

IMGP4722.JPGL'association a pour objectif de faire mieux comprendre et percevoir aux enfants, entre autres, la différence entre tourisme de masse et tourisme vert, ou éco-tourisme et leurs conséquences positives ou négatives sur l'environnement. Mohicans avait prévu, au départ, de préparer les scènes au Parc Rimbaud, l'initiative a dû être annulée pour cause de grand froid.

Les zones humides portent bien leur nom, car elles stockent les eaux en période de crue et les restituent progressivement, tout en filtrant les polluants et capturant le carbone, contribuant ainsi à la lutte contre l'effet de serre. Elles sont protégées et restaurées rationnellement depuis la convention internationale de Ramsar (du nom de la ville iranienne où elle a été signée) Entrée en vigueur en 1971, elle ne comptait qu'une vingtaine de pays, on en dénombre160 actuellement. C'est le seul traité mondial de l'environnement qui porte sur un écosystème particulier.

Bien au chaud dans leur classe, les enfants avaient donc répété (un peu) et ont improvisé (beaucoup) une série de rafraîchissantes saynètes. Ainsi, l'on pu voir et entendre un pêcheur et son fils se pencher sur le Lez. Observant attentivement l'eau, ils réalisent qu'elle est couverte de détritus, puis secourent un cygne blessé. Ou bien cette mère faisant apprécier à ses deux enfants le silence, les odeurs et la beauté de la nature, quand soudain débarque un car de touristes bruyants et accompagnés de chiens aux déjections non ramassées. Au final, deux après-midis qui, espérons-le, pousseront les petits à mieux éduquer les grands.

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10:15 Écrit par montpellierlesaubeslapompignane dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

07.12.2011

La Pompignane - Journée exotique pour les élèves de CP de l'école Jean Zay -

Malgré que la grenouille soit montée tout en haut de l’échelle, au vu du temps maussade, la bonne humeur et l’entrain des enfants étaient palpables durant l’après-midi consacrée à la visite de la serre amazonienne pour les élèves de CP de l’école Jean Zay.

Ecole Jean ZayEmmenés de main de maître(esse) par les enseignantes, Christine Brossard et Sylvia Bazille, les explorateurs en herbe les pressèrent de question à chaque passage devant un animal !

Pour la petite histoire, devant la cage des singes en réfection, la maîtresse, taquine, demanda aux enfants « Et cet animal, comment s’appelle-t-il ? ». Bien entendu, chaque petit eut à cœur (et à cris) de reconnaître un représentant de son espèce au vu des peintres qui ne se troublèrent pas pour autant dans leur tâche !

Les animaux nocturne furent également très appréciés, notamment les chauves-souris. D’autres projets excitants sont prévus durant cette année charnière qu’est le CP, notamment la réalisation d’un livre, avec le concours de la médiathèque Emile-Zola et ses animatrices, Bouchra et Michèle.

Dans la même semaine, André La Villa, le Directeur, emmenait sa classe visiter le centre historique de Montpellier, pour le plus grand plaisir des élèves. Pour quelques uns, c’était une grande découverte, « certains n’avaient même jamais pris le tramway ! ». De quoi donner envie de retourner à l’école.

 

15:27 Écrit par montpellierlesaubeslapompignane dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

18.09.2011

Une école qui plie mais ne rompt pas

La Pompignane - L'élèmentaire Jean ZaEquipe enseignante Jean Zay épuisée par la rentrée 2011 001.jpgy est dans la tourmente mais garde le moral

L’école Jean Zay est une digne représentante de la République même si elle est au cœur de la tourmente en cette rentrée et doit puiser loin dans ses capacités afin de faire face à une situation difficile. Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir alerté l’opinion quand aux effets à terme des suppressions de postes...

On se souvient, au printemps dernier, de ce spectacle des enseignants du groupe scolaire, à l’humour un peu grinçant, mais qui exprimait précisément leurs inquiétudes quand aux conséquences pour les enfants des sauvages suppressions de postes…

C’est André La Villa, le Directeur de l’école bien connu pour son franc-parler qui le dit tout de go :  « La rentrée ne se passe pas très bien. Nous avons du mal avec la répartition des enfants dans les classes, à cause de la suppression de la Clad (Classe d’adaptation) d’Emmanuel Navoly.  Le deuxième poste d’enseignant supprimé nous fait aussi cruellement défaut »…

Actuellement, il enseigne dans une classe où cohabitent 6 élèves de CE2, 10 de CM1 et 9 de CM2. Les deux autres classes de cycle 3 (du CE2 au CM2) sont construites sur le même schéma. Difficile à gérer étant donné les élèves en difficulté qui ne sont plus pris en charge ponctuellement, mais présents toute la journée dans les classes.

« Au bout d’une semaine, on est cuits » rajoute André La Villa. Et une des enseignantes de préciser avec humour « Le Directeur espère aller jusqu’au bout de sa dernière année de présence dans l’école… ». Avant d'ajouter, plus grave : « La question est de savoir comment faire pour pouvoir s’occuper du grand nombre d’enfants en difficulté. Cette année, il y en a trois qui ont intégré le CP directement, sans passer par la maternelle. Ils pleurent tous les matins » .

Après une réunion de concertation, André La Ville et son équipe ont pris la décision de recevoir les familles une par une pour « mettre à plat » les difficultés et repartir sur de bonnes bases.

Le tableau n’est pas totalement noir non plus, puisque l’inspecteur de circonscription, sollicité par les enseignants, s’est fendu d’une institutrice supplémentaire. L'attribution est temporaire, mais l’équipe croise très fort les doigts pour qu'elle reste plus longtemps. Souhaitons-leur de tout cœur d'être entendu !

 

 

11:42 Écrit par montpellierlesaubeslapompignane dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer